• "GEORGES GUÉTARY, langage de l'Image"

    Présentation du livre

    GEORGES GUÉTARY, langage de l'Image

    édité par Manuscrit.com en janvier-février 2009

    AccueilLe propos
    Catapulté en tête du vedettariat de la chanson en 1944-45, Georges Guétary est aussitôt et pour très longtemps devenu une très grande figure du disque, du tour de chant, de l'opérette et du cinéma.
    C'est que par sa voix, par son chant, il a aussitôt fait germer dans l'imaginaire un personnage fascinant .
    C'est que par son physique séduisant, le cinéma et la scène tout aussitôt ont donné traits attendus à ce personnage : l'image, l'imaginé, devenait, était ce personnage; idéalement.

    Personnage factice d'opérette ?
    Image simpliste, complaisante et illusoire ?

    Image d'écoute distraite en ce cas.  Incomplète, tronquée, trompée.
    L'examen du répertoire, en effet, impose une thématique dans laquelle six sujets principaux ont leur avers et leur revers ayant composé au cours du temps un personnage bien plus complexe que celui banalement perçu, ainsi que tenait à le révéler cet essai.

    Surfait ?
    Vouloir nier toute absence de trace ou d'expression d'admiration dans mon étude serait sot, lâcheté, parjure même.  J'ai ainsi maintes fois pensé qualifier "essai" par "subjectif".  Or, lancé, propulsé dans ce travail suggéré que je n'avais jamais imaginé accomplir, et me soumettant dès lors à l'exigence de l'analyse rigoureuse et à la confrontation des points de vue autorisés (la bibliographie les énumère), j'ai été le premier surpris par ma redécouverte de l'élaboration progressive de ce personnage si complexe qu'il se contredit même parfois, rendant ainsi humain l'idéal reconnu, l'idéal accueilli, tant par les hommes d'ailleurs que par les femmes.
    Construction volontaire ou non de la part de Georges Guétary, peu importe à première réflexion, puisque c'est l'examen même du répertoire qui l'impose.  Or le constat, la découverte suggérait la réflexion.  Et "essai" dès lors pouvait, il me semble, être maintenu.
    Car ce qui m'avait initialement touché, stupéfié, happé en mes 9-10 ans, et qui me tiendrait en son… filet, c'était la voix, le timbre, la couleur vocale si particulière.
    Ce qui me fit d'abord réagir en réponse à l'ami d'adolescence qui m'a insufflé cette idée d'un livre : «Ce qui m'intéresse, ce qui me touche, c'est sa voix, la couleur de la voix : comment veux-tu que j'écrive un livre sur ce sujet ?  Après une page, disons cinq peut-être, j'aurais fini.  Si j'y arrive, car c'est difficile de décrire une voix avec volonté d'éviter, de rejeter les qualifications communes et passe-partout !»
    Et c'est ainsi, pour résumer mon histoire personnelle, mon cheminement sensoriel avec le timbre Guétary (André Dassary, Fred Mella et dans une autre tonalité Guy Marchand principalement, d'autres aussi qui ne me reviennent pas en mémoire immédiate, me "parlent" eux aussi —sans mots), que j'ai forcément adhéré au répertoire et au personnage puisque le contenu, les paroles n'étaient pas ce qui m'importait —le dit était ailleurs !— : c'est beaucoup plus tard par réflexion que je me dis : «Que n'a-t-il pu, ainsi que Montand, faire d'autres choix plus… intelligents !».  Mais était-ce —est-ce ?—, ainsi que Boris Vian l'a fait comprendre, concevable ?  Juliette Gréco pourtant…

    Merci déjà à vos lectures, à vos réactions, à vos partages.


    Précisions et contact :

    1. Par site : http://www.georgesguetary.net/TEXTES/dispatch/2009.htm
       
    2. Par l'auteur, qui, par achat direct,
      donne accès gratuit aux quelque cinq cents chansons ayant servi de base à l'étude
      :

    • courriel : L.Piet@georgesguetary.net
    • phn : +32 (0)71 846094; +32 (0)474 542155 

    « Georges Guétary, le mal compris ?L'appréciable Guétary »

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  • Commentaires

    1
    Patrick58
    Jeudi 2 Avril 2009 à 22:36
    Vous dîtes "Que n'a-t-il pu, ainsi que Montand, faire d'autres choix plus... intelligents!".
    Je pense qu'il aurait alors perdu toute crédibilité.
    Pour son public, Georges représentait le bonheur, l'évasion.
    Tout en ayant un répertoire très riche, il a réalisé le rêve de chaque artiste "Réussir sa carrière et réussir sa vie" tout en gardant le fil conducteur de son personnage d'aventurier séducteur qui en vieillissant réussi son aventure humaine en créant une famille.
    2
    Vendredi 3 Avril 2009 à 21:34
    Votre réaction est pertinente.
    Elle s'accorde d'ailleurs à mon approche de la p. 12 du livre, laquelle va plus avant en p. 92 cf. Montand précisément, après avoir été analysée autrement déjà à partir de la p. 33 par rencontre avec Aznavour.

    Me contredirais-je donc ici ?

    La crédibilité que vous invoquez est juste sans doute, mais ne concerne-t-elle pas "son public", précisément, auquel il a dû se soumettre, aux appels duquel il a dû répondre ?
    Rappelez-vous l'échec public des "Aventures de Tom Jones" et l'engouement suivant de ce que j'ai plus d'une fois défini de "lopéziades", qui n'avaient plus rien à voir, je tiens à le souligner, avec ce que Lopez avait pu écrire précédemment, dont la partition de "Pour Don Carlos" si nous ne considérons que sa collaboration avec Georges Guétary.

    Je ne pense pas ainsi que nous divergions fondamentalement.

    Ce qu'il y a dans mes propos présents qui sortent de l'analyse —objective— du phénomène de l'Image-langage, c'est un relatif regret —subjectif— en ce sens que par cette image même —par ce Personnage—, il ait été déprécié, honni par une couche sociale qui ne pouvait, au nom de ce qui se doit et ne se doit pas, exprimer, sinon son admiration, du moins sa reconnaissance que dans le maquis.

    Hypocrisie et lâcheté contre spontanéité ?  Certainement.  Qui pourra cependant nous entraîner sur le sens, la valeur de la chanson —et du chant; de la voix.
    3
    Vendredi 3 Avril 2009 à 21:38
    P.S. : au cours d'un de ses derniers entretiens (Radio Bleue), Georges Guétary avait sans hésitation répondu que s'il avait à recommencer sa carrière, il serait d'abord attentif au texte plutôt qu'à la voix.
    4
    Patrick58
    Samedi 4 Avril 2009 à 09:33
    Sauf erreur de ma part, ses derniers entretiens à Radio bleue datent de juillet 1997. Pouvez-vous me le confirmer ?
    5
    Vendredi 10 Avril 2009 à 22:58
    Je regrette de vous répondre si tard.

    Quoiqu'il soit resté en pleine forme jusqu'à peu de temps avant son décès en septembre de cette année-là, juillet 1997 me paraît tard.
    Ne serait-ce pas plutôt en 1995, à propos de la sortie de son disque d'alors ?
    C'était en tout cas un entretien avec Christine Authier, mais autre, si je me le rappelle bien, que celui que j'évoque dans le livre, avec la présence simultanée de Francis Lemarque (p. 303), et qui date, celui-là, de 1994.

    Si vous y tenez vraiment, je retournerai dans mes enregistrements…

    6
    Patrick58
    Samedi 11 Avril 2009 à 15:31
    J'avais lu qu'une série d'émissions (trois, je crois) avait été diffusée sur France bleue quelques mois avant son décès.

    Il est évident que chaque info, chaque enregistrement m'intéressent.
    7
    Jeudi 16 Avril 2009 à 21:23
    J'ai, comme on dit, compris "Minou" sans dire "mon chat", et je compte bien ne pas vous laisser, même très involontairement, languir jusqu'à mon testament.
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    8
    Samedi 18 Avril 2009 à 09:15
    Puissiez-vous vivre centenaire afin d'avoir le temps de nous raconter vos nombreux souvenirs !
    9
    Mardi 14 Juillet 2009 à 19:05
    bravo pour cet ouvrage! Pascal.
    10
    Mercredi 26 Août 2009 à 23:48
    Ponctué de ce compliment, votre passage —votre intérêt— de professionnel (http://pascaldjemaa.over-blog.fr/) me flatte : merci !
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